10 produits à bannir de votre salle de bains ! - Alimentation, Santé et Bien être

10 produits à bannir de votre salle de bains !

Sur le bord de votre lavabo, à côté du pommeau de douche ou derrière le miroir de la pharmacie… Éparpillés aux quatre coins de votre salle de bains, de dangereux agents doubles ont infiltré vos partenaires santé. Vous ne le savez même pas, mais votre salle d’eau a déjà des allures de scène de crime ! Quels sont ces serial killers de la cosmétique qui, sous l’étendard de la beauté, menacent de vous faire la peau ?

Les crèmes solaires : une protection à double tranchant

Rien de nouveau sous le soleil : pour nous protéger des rayons ultraviolets et éviter ainsi le redouté cancer de la peau, nous devons redoubler de vigilance. La crème solaire est, de loin, la solution la plus mise en avant. Pourtant, cette première place sur le podium est loin d’être irréprochable…

Primo, les crèmes solaires ne bloquent pas toujours tous les rayons ultraviolets du soleil ! À moins de contenir un ingrédient spécifique anti-UVA, elles renvoient les bons, à savoir les UVB, et laissent donc passer les dangereux UVA, facteurs de cancer. Les soins solaires vous protègent alors du coup de soleil sans pour autant vous préserver du cancer ! Sans compter qu’en stoppant les UVB, ils empêchent à la peau de produire l’excellente vitamine D dont les effets anti cancer dépassent les effets pro cancer des UVA.

Secundo, les soins solaires dévoilent une palette d’ingrédients hautement polémiques. Au nombre de ceux-ci : le benzophénone, utilisé comme filtre synthétique et réputé pour être un perturbateur endocrinien, et le dioxyde de titane, un filtre minéral soupçonné, sous forme nano, de perturber la santé de l’organisme. En effet, les nanoparticules arrivent à s’infiltrer dans la peau et peuvent ainsi faire plus de mal que de bien. Le dioxyde de titane est donc à éviter sous cette forme ! Pour couronner le tout, ces filtres solaires synthétiques sont responsables d’une grave pollution des milieux marins en contribuant notamment à la destruction des barrières de corail.

Les gommages : des microbilles dans votre assiette !

L’exfoliation est un soin précieux pour votre peau, et il n’est pas question d’y renoncer ! En revanche, je vous invite à tirer un trait définitif sur les crèmes exfoliantes que vous trouvez dans le commerce et qui contiennent de minuscules billes. Certes, leur petite taille est idéale pour nettoyer en profondeur les pores de notre peau mais lors du rinçage, ces dernières suivent le cours de l’eau et passent entre les mailles des stations d’épuration qui ne sont pas équipées pour les traiter.

Chaque jour, plus de 8 000 milliards [1] (je le réécris en chiffres tant je trouve ce chiffre fou : 8 000 000 000 000 !!!) de microparticules finissent ainsi leur course dans les eaux. Confondues avec le plancton, les billes appâtent les poissons qui n’en font qu’une seule bouchée. Et dans quelle assiette finira ce même poisson ? Je vous laisse deviner…

Les tampons et serviettes hygiéniques : une culotte sous haute tension !

Nous leur avons fait confiance pendant de nombreuses années ; aujourd’hui, nous pourrions bien nous en mordre les doigts. En effet, les secrets de fabrication de nos produits menstruels ont récemment éclaté au grand jour : pesticides, dioxine (une substance cancérigène mortelle !), parfums synthétiques… tous ces résidus toxiques se retrouvent dans nos dessous, voire directement à l’intérieur de nos parties intimes.

Cerise sur le gâteau, saviez-vous que le tampon absorbait également les « bonnes » sécrétions vaginales, engendrant l’effondrement de notre protection naturelle au point d’entraîner parfois des infections à répétition, des mycoses ou des irritations ?

C’est d’ailleurs une cause potentielle du syndrome du choc toxique (SCT), le tampon permettant à la bactérie Staphylococcus aureus de proliférer, ce qui peut mener à l’amputation, voire, dans le pire des cas, au décès.

Comme si ces chefs d’accusation n’étaient pas suffisants, des filaments de fibre de tampon auraient été retrouvés dans les muqueuses vaginales et les trompes de Fallope de certaines femmes. Des liens avec le cancer du col de l’utérus, l’endométriose et certaines stérilités ne sont donc pas à exclure.

Les déodorants : fortement impliqués dans le cancer du sein

Présents dans 90 % des déodorants, les sels d’aluminium sèment le trouble à proximité de notre poitrine ! Dans une étude réalisée par l’université de Genève [2], des chercheurs ont constaté que l’évolution anatomique des cancers du sein se développait de plus en plus à proximité des aisselles. Les déodorants contenant des sels d’aluminium seraient en grande partie responsables. Même s’il est encore tôt pour affirmer que les sels en question provoquent le développement du cancer du sein, une chose est sûre : ils ont des effets nocifs sur les cellules mammaires !

Et la pierre d’alun ? Maintes et maintes fois promue pour remplacer les déodorants conventionnels composés d’aluminium, elle est elle aussi en train de perdre la côte. D’alternative numéro 1 pour conserver des aisselles en bonne santé, elle est passée sur le banc des accusés. Mais que lui reproche-t-on exactement ? Sa teneur en potassium et en aluminium pourrait présenter les mêmes risques que les sels d’aluminium des déodorants vendus dans les commerces ! Le sujet suscite encore la controverse, mais dans le doute, mieux vaut se tourner vers des cosmétiques 100 % garantis sans aluminium ou réaliser son déodorant soi-même.

Les dentifrices au fluor : la contamination silencieuse

Considéré depuis toujours comme le bienfaiteur de nos dents, le fluor est pourtant en passe de devenir l’ennemi public n° 1. Il fait désormais partie de la longue liste de produits chimiques posant un problème sanitaire ! En gros, nous subissons depuis longtemps une intoxication silencieuse massive avec des impacts non négligeables sur notre santé. Le fluor serait entre autres susceptible de fragiliser la structure osseuse de notre corps et d’altérer nos performances intellectuelles.

Vous disant cela, je me rends compte que j’ai encore rencontré ce « bon fluor » la dernière fois que j’ai rendu visite à mon dentiste. Il faisait le fier sur une affiche destinée à inciter les enfants à se brosser les dents. J’imagine que ce nouveau combat est loin d’être terminé…

Les autobronzants : du teint hâlé au vrai danger

Les autobronzants sont de vraies petites bombes chimiques. Si vous les utilisez, votre joli teint hâlé, vous le devez en fait à la dihydroxyacétone (DHA). Cette molécule employée pour colorer la peau est malheureusement suspectée d’effets nocifs sur la santé. Alors un beau bronzage, pourquoi pas… mais un bronzage toxique, merci, mais non merci.

Histoire d’enfoncer le clou, je précise que les autobronzants contiennent en outre du formaldéhyde, un composant reconnu cancérigène par l’OMS. Quant à ceux sous forme de spray, ils comportent des risques d’inhalation et sont donc à proscrire !

Les nettoyants intimes : une flore vaginale déboussolée

Notre vagin est incroyablement bien constitué puisqu’il a une fonction autonettoyante grâce à ses sécrétions. Les douches vaginales sont donc à éviter, de même que les nettoyants intimes qui bouleversent l’équilibre bactérien et le PH naturel de notre flore, augmentant les risques de développer des mycoses et des vaginoses. Même doux, les nettoyants intimes sont trop abrasifs pour une zone aussi sensible. L’usage de ces produits n’a donc aucun intérêt, sans compter qu’ils ne sont pas exempts de substances chimiques (tensioactifs).

Le fond de teint : des puits de saleté

Le fond de teint obstrue les pores de notre visage et l’empêche de respirer comme il le devrait. Boutons, points noirs, production de sébum excessive… voilà les dégâts que provoque notre indispensable allié bonne mine et couvreur d’imperfections. En d’autres mots, il camoufle de vrais puits de saleté qu’il alimente lui-même. De quoi vous tartiner davantage ! Un vrai cercle vicieux…

Les crèmes anti-âge : la promesse chimique

Nous aspirons tous à conserver jeunesse et vitalité ad vitam æternam… Ce phénomène a une conséquence directe : le marché des crèmes anti-âge est en plein essor. Vous êtes-vous déjà demandé si, à travers ce vœu de longévité, nous ne nous faisions pas plus de mal que de bien ? Dans le doute, je vous le demande : quel est le prix à payer pour retarder le vieillissement de quelques années ?

Les crèmes antirides sont pleines de composants, dont certains sont loin d’être totalement innocents : parabènes, conservateurs ou filtres UV allergisants, perturbateurs endocriniens… comme souvent, l’étiquette de ces produits est pleine de noms barbares qui n’inspirent pas grand-chose de naturel. Et ces crèmes miracles tiennent-elles vraiment leur promesse ? Bof… Si elles peuvent certes atténuer une ride, elles ne vont pas pour autant l’effacer miraculeusement.

Enfin, au prix que coûtent les produits anti-âge, je suis franchement persuadée que le jeu n’en vaut pas la chandelle.

Le gel antibactérien : le risque du tout aseptisé

Vous vous trimballez partout avec votre flacon antibactérien, persuadé(e) qu’il vous protège des virus et champignons en tout genre ? Vous en usez et en abusez pour conserver la santé ? Et si vous faisiez fausse route ? Les gels hydroalcooliques pourraient-ils être plus dangereux que les bactéries dont ils nous protègent ? C’est possible ! En cause, leur teneur en triclosan. Ce dernier est suspecté d’être un perturbateur endocrinien, d’augmenter la résistance de certains microbes et même de favoriser la résistance aux antibiotiques.

Autre composant tout aussi problématique : le bisphénol A, classé lui aussi perturbateur endocrinien. Selon une étude menée par l’université du Missouri, le gel antibactérien favoriserait l’absorption de bisphénol A par la peau et serait donc dangereux pour la santé sur le long terme. L’Association santé environnement France a appelé à la prudence avec l’utilisation de ces gels et a conseillé de les réserver à un usage exceptionnel…

Si l’usage de ces gels en milieu hospitalier est crucial pour assurer des soins de qualité, c’est loin d’être toujours le cas dans votre sac à main ou a fortiori dans votre salle de bains.

 

Source :  lettre-beaute-au-naturel.com

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