Infections urinaires : faut-il avoir recours aux antibiotiques ?

Alors que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ne cesse de rappeler l’existence de super-bactéries résistantes aux antibiotiques, existe-t-il des alternatives en cas d’infections urinaires ?

Faut-il avoir recours automatiquement à des antibiotiques ?

L’infection urinaire touche beaucoup plus les femmes que les hommes. Et pour 20 % des femmes à qui cela arrive, l’infection urinaire revient régulièrement. Chez certaines femmes, ces épisodes peuvent arriver jusqu’à quatre fois par an. Dans ces cas-là, comment faut-il traiter le problème ? Faut-il avoir recours automatiquement à des antibiotiques ou d’autres solutions existent-elles ?

De nombreux médecins avancent en effet que la prise d’antibiotiques de façon régulière serait néfaste pour la santé, car cela entraînerait le développement de bactéries multirésistantes qu’il devient extrêmement difficile de combattre. Par ailleurs, la prise répétée d’antibiotique favorise le développement de mycoses vaginales. Les antibiotiques détruisent en effet les bactéries de la flore vaginale, qui protègent le vagin des agressions extérieures. Alors que faire ?

Utiliser des produits ayant une action sur la douleur vésicale chronique

Selon le Pr Franck Bruyère, chef du service d’urologie du CHU de Tours et référent national sur la question des cystites récidivantes, quand une patiente présente l’ensemble des symptôme de la cystite mais qu’aucun germe n’est détecté, elle ne doit pas prendre d’antibiotiques, « mais d’autres traitements comme l’instillation de produits ayant une action sur la douleur vésicale chronique », explique-t-il dans les colonnes du Figaro.

Mais les femmes peuvent aussi éviter les infections urinaires grâce à des traitements de fond à base d’homéopathie, de tisane ou encore d’huiles essentielles. Contre les infections urinaires, les huiles essentielles d’Origan d’Espagne, de Cannelle de Ceylan, Cannelle de Chine, ou encore Thym rouge sont très efficaces. Mais ne prenez pas cette décision seule, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien.

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