Pourquoi le moustique nous pique-t-il ? Piqûres de moustiques : pourquoi ça gratte ?

Ce bruit désagréable : ce petit bourdonnement dans l’oreille qui annonce (trop tard) que l’on vient de se faire piquer par un moustique assoiffé de sang ! Et hop ! Le mal est fait, un petit bouton rouge est apparu et les démangeaisons vont rapidement prendre le relais ! Alors que les moustiques préparent leur assaut avec l’arrivée de l’été, voici quelques astuces pour déjouer leurs attaques et limiter les séances de démangeaisons intenses !

Pourquoi le moustique nous pique-t-il ?

En France, c’est environ 65 espèces de moustiques différents qui sont rencontrés avec 3 grandes familles de moustiques : AEDES, ANOPHELES et CULEX, alors si on parle beaucoup du fameux et douloureux moustique tigre, sachez qu’il n’est pas le seul à nous déranger !

Les Aedes : il en existe 263 espèces et, en France, c’est surtout  Aedes caspius qui se retrouve en Camargue et dans le sud de la FranceAedes albopictus : le moustique tigre arrivé en France en 2004. Il est capable de véhiculer des virus comme celui de la dengue ou encore du chikungunya. Les piqûres de ce moustique sont redoutables et cet insecte pose un vrai problème de santé publique car après sa présence limitée au début dans le sud de la France, il est maintenant signalé en Bretagne et dans la région parisienne.

Les Anophèles : il en existe 463 espèces dont 68 transmettent le paludisme dans les zones infestées. En France, ce sont quelques espèces (exemptes de paludisme) que l’on peut retrouver dans le sud de la France, en Corse et la Camargue.

Les Culex : c’est la plus grosse famille de moustiques avec 768 espèces. En France, c’est Culex pipiens qui est le plus connu. Il ne transporte aucune maladie mais sa seule nuisance est de nous empêcher de dormir la nuit car c’est un moustique urbain qui passe à l’attaque sitôt la nuit tombée. Cependant, ce moustique dit « inoffensif » a tendance au cours de ces 10 dernières années à devenir de plus en plus résistant aux produits anti-moustiques !

Ce ne sont que les femelles qui nous piquent car après l’accouplement, la femelle part à la chasse de sang de mammifères pour trouver la source de protéines nécessaires à nourrir ses œufs. Ainsi, 48 heures après ce repas de sang, les femelles fécondées déposent leurs œufs à la surface d’une eau stagnante (mares, flaques, eau stagnante notamment dans des pneus de voiture usagés…). L’eau stagnante étant indispensable au développement des œufs du moustique.

Un moustique ne pique pas plusieurs fois par nuit puisque une seule piqûre suffit s’il n’est pas dérangé et son cycle de reproduction est de 2 fois par semaine. Avant de prélever le sang sur sa victime, le moustique crache d’abord de la salive qui lui sert d’anticoagulant car le sang est trop épais pour passer directement dans la trompe. C’est cette salive qui crée le « bouton » et rend la piqûre plus ou moins irritante et c’est elle aussi qui transmet les virus quand le moustique en est porteur. Les moustiques piquent de préférence  à certaines heures de la journée mais c’est le plus souvent à l’aube et au crépuscule.

 

Piqûres de moustiques : pourquoi ça gratte ?

Déroulement d’une piqûre : lorsque le moustique est en place pour piquer, il enfonce ses stylets à travers la peau jusque dans le petit vaisseau sanguin et, grâce à un premier canal dans sa trompe, il injecte de la salive qui empêche le sang de coaguler dans sa trompe et il peut alors aspirer tranquillement grâce au deuxième canal le sang resté fluide. La quantité de sang est faible et lorsque le moustique a terminé, il repart comme si de rien n’était…

Ce n’est pas un produit anesthésique que le moustique injecte dans notre organisme mais c’est sa salive qui avait pour but de fluidifier le sang et qui va provoquer le réveil de notre système immunitaire, alerté par la présence de cette substance inconnue. Ce sont des cellules particulières appelées mastocytes qui détectent cette substance et elles ont la particularité d’exploser au contact de cette substance et de libérer alors de l’histamine ce qui provoque les rougeurs et les démangeaisons bien connues. D’autres cellules immunitaires arrivent alors et forment la papule du bouton : c’est un gonflement de la peau rempli d’eau : surtout ne pas le percer, car il y a risque d’infection. L’organisme peut s’habituer à ces piqûres de moustique et c’est pour ça que les piqûres démangent généralement beaucoup plus au début du printemps qu’à la fin de l’été.

Pourquoi il ne faut pas gratter ses piqûres de moustiques ? 

IL NE FAUT PAS GRATTER ! : Pourquoi ? Dans le cas d’une piqûre de moustique, les fibres sensitives transmettent l’inflammation détectée et le cerveau interprète comme un signal de démangeaisons. Si nous grattons autour d’un bouton de moustique, l’information est perdue par le cerveau et les démangeaisons s’arrêtent MAIS gratter peut permettre aux bactéries de traverser la peau et provoquer alors une infection et plus on gratte, plus ça gratte !! Puisque le fait de gratter active des terminaisons nerveuses et libèrent d’autres molécules d’histamine qui, elles aussi, entraînent des démangeaisons.

Les réactions inflammatoires provoquées sont généralement de petite taille avec des démangeaisons modérées mais cela peut quelques fois provoquer des réactions beaucoup plus étendues avec un œdème chaud et douloureux et de violentes démangeaisons. Ce sont des réactions allergiques locales et dans de très rares cas, des réactions générales plus importantes peuvent se produire avec une urticaire géant, une gêne respiratoire ou un œdème de Quincke.

Source : doctipharma.fr

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