Pourquoi le bébé pleure ?

Un bébé pleure rarement « pour rien », et encore moins par caprice. Il pleure pour exprimer un mal-être, un besoin : la faim la douleur, la fatigue, mais aussi l’ennui, la frustration, le besoin d’affection.

Avant d’être une petite chose à entourer de nos soins, le bébé est avant tout un être humain. Pas encore doté de parole, il n’a que ses larmes pour se faire comprendre.

Il a faim

C’est la cause la plus fréquente des pleurs du bébé. Jusqu’à environ 3 mois, ses besoins nutritifs se manifestent à peu près toutes les trois heures – parfois plus fréquemment, en particulier au sein, car le lait maternel est plus vite digéré.

Il ne faut pas laisser pleurer un bébé qui a faim sous prétexte de le réguler. Le tout petit a besoin de manger, y compris la nuit. Et il n’y a aucun risque à le gâter, bien au contraire : un enfant dont le besoin essentiel est satisfait est un enfant qui non seulement se calme parce qu’il est nourri, mais aussi parce que ses parents ont répondu à son appel.

Facilement reconnaissables, les pleurs de faim démarrent par un cri strident, suivi d’un silence (inspiration), puis un cri continu et insistant. Tant qu’il n’a pas mangé, bébé crie de plus en plus fort, s’agite. En attendant trop longtemps, on risque de se retrouver avec un bébé affamé, qui refuse la tétée dans son énervement. Pour le calmer, bercez-le en lui parlant doucement, puis « amorcez la pompe », en lui glissant dans la bouche le petit doigt trempé dans du lait. Dès qu’il aura perçu le goût, il s’arrêtera de hurler… et vous pourrez lui donner tranquillement le sein ou le biberon.

Il a soif, chaud, froid

Les petits s’expriment lorsqu’ils ne se sentent pas bien : trop chaud, trop froid. Il suffit de glisser un doigt dans le cou pour évaluer leur température : en cas de chaleur excessive, il transpire. Toucher les extrémités, mains et pieds, est aussi une indication.

Dans les deux cas, il est facile de remédier à l’inconfort en ôtant ou rajoutant une couche de vêtement. Et n’oubliez pas de lui donner à boire : de l’eau s’il fait trop chaud, un biberon chaud ou le sein pour le réchauffer.

Sa couche est sale

La couche mouillée est aussi une grande raison de pleurer : certains bébés, même tout petits, ne supportent pas la sensation d’humidité. C’est la cause la plus facile à éliminer : il suffit de le changer, et même de commencer par vérifier l’état de la couche avant toute autre chose !

Il est fatigué

Lorsqu’ils sont fatigués, sollicités dans un environnement bruyant comme un magasin, bien des bébés se mettent à pleurer, parce qu’ils ont envie de dormir et qu’ils n’y parviennent pas. Et plus ils crient, moins ils y arrivent.

Pour éviter d’en arriver à l’énervement collectif, apprenez à repérer les premiers signes de fatigue – bâillements, yeux ou oreilles frottés, agitation – et répondez-y en mettant de suite le petit en position de sommeil. Et une fois établis les grands rythmes de la journée, évitez si possible les sorties à l’heure fatidique.

Il se décharge de la tension de la journée

Tous les parents connaissent ces fameux pleurs du soir : 40 % des pleurs des petits ont lieu aux environs de 18 heures. Les causes sont variables : accumulation de tension, fatigue, peur de l’obscurité… Une hypothèse retenue serait l’immaturité du système nerveux, encore difficilement capable d’absorber le stress accumulé dans la journée.

On a souvent coutume de dire que le bébé est une véritable éponge. Tension, stress, fatigue de ses parents : il ressent tout et, encore une fois, l’exprime par le biais de ses pleurs. Dans le cas de la dépression post-partum, ce peut-être un cercle vicieux : le bébé pleure, la maman se sent débordée, incapable de jouer son rôle de maman ; le bébé ressent le mal-être de sa maman et pleure…

Demander de l’aide – au pédiatre, à la PMI, à la grand-mère ou une amie pour quelques heures de baby-sitting – est essentiel pour passer le cap des premières semaines, souvent éprouvantes.

Il a des coliques

On confond souvent pleurs du soir et coliques. Pourtant, ces deux phénomènes sont distincts, même s’ils se produisent le soir. Les coliques sont des manifestations intestinales provenant d’une difficulté du système digestif du bébé à assimiler le lactose. Des fermentations en résultent, entraînant gaz, ballonnements et douleurs spasmodiques. Les bébés atteints de coliques se tordent, deviennent rouges et émettent des gaz. Les pédiatres considèrent qu’un bébé est atteint de coliques s’il pleure plus de trois heures d’affilée et plus de trois jours par semaine.

Il est malade
Le bébé peut pleurer parce qu’il souffre. Aussi reconnaissable que le cri de la faim, le cri de la douleur est bref, soudain, puissant. La respiration se bloque et les cris se font suraigus, sans apaisement possible.

Vérifiez la température, et s’il s’avère que l’enfant a de la fièvre, donnez-lui du paracétamol, afin de le soulager. N’attendez pas pour voir le médecin. Ce peut-être une rhinopharyngite, une otite, une gastro-entérite… mais aussi une poussée dentaire (à partir de 3-4 mois) ou un érythème fessier…

Dans tous les cas, si les pleurs ne cessent pas malgré tous vos soins, consultez, afin d’éliminer toute pathologie qui pourrait être à l’origine de ce mal-être, et notamment un reflux gastro-œsophagien (RGO).

Des bébés en quête d’attention constante

Il existe des bébés dits « aux besoins intenses », qui pleurent beaucoup et sans raison particulière. Ils ont juste besoin d’être pris dans les bras plus que les autres… Pour les jeunes parents, les journées sont rudes. Il ne faut pas hésiter à demander de l’aide et à passer le relais à l’entourage.

Il s’ennuie

Les bébés ne sont pas des machines à manger et dormir ! Ils ont un besoin vital de contact et de stimulation. Et, bien sûr, il faut répondre à ce besoin. Des études ont montré que, contrairement aux idées reçues en Occident, plus vite les parents répondent aux pleurs du bébé, plus il apprend la patience. Sachant que la réponse va être rapide, l’anxiété prend moins d’importance dans son appel et il n’a pas besoin de passer tout de suite aux signaux les plus bruyants. Ainsi, d’après une étude de Mary Ainsworth et Silvia Bell*, les bébés auxquels les mères avaient répondu tôt et de manière maternante réduisaient leurs pleurs de 70 % et utilisaient bien moins les pleurs comme moyen de communication, passé l’âge d’un an.

Source ; psychologies.com

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