Pour le départ en vacances, l’importance d’une bonne nuit de sommeil.

Se lever plus tôt ou se coucher plus tard, des mauvaises habitudes fréquentes chez les Français avant de prendre la route des vacances en voiture selon un récent sondage. Or, ces dernières engendrent des risques importants de somnolence au volant, l’une des premières causes d’accidents mortels sur autoroute.

Avant de pouvoir profiter de ses vacances, il faut souvent passer par une étape redoutée: parcourir en voiture de longues distances jusqu’au lieu tant attendu. Or, un sondage Ifop pour MMA montre que les Français prennent souvent des risques avant d’entamer la route des vacances, ce qui favorise la somnolence au volant.

Ainsi, 83% des conducteurs déclarent généralement modifier leur temps de sommeil en vue de ce départ: 79% se lèvent plus tôt que d’habitude pour profiter d’une circulation plus fluide et 22% se couchent plus tard la veille.  Par ailleurs, près des trois quarts des Français ont déjà conduit sans suivre l’une des recommandations principales, à savoir une pause toutes les deux heures.

C’est encore une fois le désir d’arriver rapidement qui motive cette mauvaise habitude puisque 31% des sondés ont hâte d’être sur le lieu de vacances et 26% souhaitent arriver à une heure précise. Les chiffres du sondage montrent donc sans surprise que plus de la moitié des conducteurs (64%) disent avoir déjà connu un épisode de somnolence au volant (picotements des yeux, difficultés à se concentrer, bâillements répétés…), dont la moitié à plusieurs reprises.

Un phénomène fréquent, mais mal combattu

Or, un accident mortel sur trois sur autoroute y est associé, selon les chiffres donnés par la Sécurité Routière. « Les usagers de la route ont souvent du mal à évaluer ce risque et ses conséquences », explique cette dernière. La somnolence, qui ne doit pas être confondue avec la fatigue, entraîne des périodes de « micro-sommeils » (de 1 à 4 secondes) s’avérant extrêmement dangereuses.

Il existe des solutions simples pour y remédier, mais le sondage montre également que les idées reçues ont toujours la vie dure dans ce domaine. Les Français privilégient en effet de mauvaises solutions: 57% pensent que la somnolence peut être combattue en buvant un café, 49% en ouvrant les fenêtres et 27% en écoutant de la musique à un niveau fort. Par contre, la pause est bien intégrée, puisque 94% des sondés la citent comme solution. La nuit, période propice à la somnolence, il ne faut pas hésiter à s’arrêter plus fréquemment.

« La fatigue cumulée tout au long de l’année, associée aux longues distances à parcourir et à la hâte d’arriver à destination, font des départs en vacances des trajets propices à l’endormissement. Sachant que 5 heures de sommeil, ou moins, la veille d’un départ multiplie par 3 le risque d’accident, une bonne nuit de repos est indispensable avant de prendre la route. Au volant, dès les premiers signes de fatigue tels que des fourmillements dans les jambes ou des raideurs dans la nuque, une solution s’impose: faire une pause. », explique Fabian de Lacaze, en charge de la prévention des risques routiers chez MMA.

Les pratiques à bannir

Le conducteur doit de fait respecter un certain nombre de consignes favorisant sa vigilance. Si avant le départ, il convient de dormir correctement de manière à ne pas avoir une dette de sommeil, il est également conseillé de privilégier un petit-déjeuner consistant accompagné d’une boisson stimulante à dose modérée si le départ se fait le matin, ou un repas léger et sans alcool s’il est prévu après le déjeuner.

Attention cependant car il existe des périodes au cours d’une journée plus ou moins influentes sur la perte de vigilance. « Le risque de somnolence augmente sensiblement entre 13 h et 16 h, et encore plus fortement entre 2 h et 5 h. Dans le cas d’un voyage s’effectuant en soirée, il est ainsi recommandé de s’arrêter de conduire avant minuit », précise la Sécurité routière. Outre une conduite sans interruption et un manque de sommeil, les conducteurs sont aussi invités à ne pas conduire au-delà des limitations de vitesse.

« Cela induit une fatigue supplémentaire car la vitesse oblige le cerveau à traiter un grand nombre d’informations en un minimum de temps, la vision devant alors s’adapter en permanence. », indique la Sécurité routière. Ceux sous traitement doivent aussi vérifier qu’il ne provoque pas d’état de somnolence: plus d’un tiers des médicaments commercialisés sont munis d’un pictogramme mentionnant leur dangerosité en matière de conduite. Enfin, si possible, il ne faut pas se fixer d’heure d’arrivée. Le voyage en sera d’autant plus agréable.

Source : santemagazine.fr

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