La pelade à soigner rapidement la chute des cheveux

Cette chute de cheveux par plaques inquiète mais, dans la majorité des cas, la pelade s’arrête spontanément. Cependant, mieux vaut consulter afin d’éviter une aggravation de la maladie.

Le plus souvent, ça commence par une chute brutale de cheveux à « l’emporte-pièce », à divers endroits du cuir chevelu. Le follicule pileux se met au repos sans que l’on sache pourquoi. Résultat : le cheveu n’est plus nourri et finit par tomber. Cette maladie de peau serait d’origine auto-immune (le système immunitaire attaque les cellules de l’organisme). Elle touche principalement les adolescents et les jeunes adultes de moins de 25 ans, hommes et femmes. Il existe sans doute un facteur déclenchant : stress physique (maladie, opération, grossesse …) ou psychologique, dans les jours ou les semaines précédentes, mais ça n’est pas toujours le cas. Des antécédents familiaux sont un facteur favorisant.

Comment traiter cette chute de cheveux ?

Le médecin prescrit en général des crèmes corticoïdes , qui calment l’inflammation et jouent un rôle immunosupresseur. Pour les atteintes plus sévères et ayant tendance à s’étendre, des corticoïdes sont prescrits par voie générale (comprimés).

Parallèlement, un traitement est associé pour activer la repousse des cheveux. Il s’agit de produits « irritants locaux » (minoxidil ou Gel rubéfiant® de Ducray), qui s’appliquent sur les plaques soit à distance de la prise de corticoïdes, soit tout de suite après. Durant cette période, le dermatologue suit l’évolution des plaques en prenant des photos avec une réglette pour les mesurer, au cours de rendez-vous réguliers.
Si la maladie n’évolue plus, il faut attendre la repousse. Dans les cas les plus sérieux, une prise en charge hospitalière dans un service de dermatologie peut être nécessaire. Un traitement immunosuppresseur général est alors mis en route.

Comment la pelade évolue-t-elle ?

Pour un tiers des personnes, la pelade se résout spontanément, c’est-à-dire que les cheveux repoussent comme avant. Pour un second tiers, les plaques se stabilisent. Pour les autres, il y a une aggravation, qui se manifeste par une extension des zones touchées sur le cuir chevelu.

Plus rarement, les autres poils du corps (barbe, pubis, cils et sourcils compris) peuvent tomber, soit juste par plaques, soit totalement. Dans 10 % des cas, ce sont les ongles qui sont atteints dans des proportions variables : des petits points (comme un dé à coudre) à une vraie chute. Il s’agit alors d’une destruction plus ou moins visible de l’ongle. Il peut y avoir des récidives, plusieurs fois à plusieurs années d’intervalle.

Quand est-ce que les cheveux repoussent ?

Dans le meilleur des cas, pas avant trois mois. La repousse est lente ! Il faut en général patienter entre six et douze mois, ce qui s’avère souvent difficile à vivre pour une femme. D’où l’importance d’un dialogue et d’un soutien moral de la part du médecin.

Et que faire en attendant ? Comme le problème se situe au niveau du follicule pileux, il n’y a pas de risque pour les cheveux sains. On peut donc continuer à faire les mêmes soins qu’avant (colorations, produits coiffants…) sur les zones qui ne sont pas touchées. Continuer à prendre soin de soi et de sa coiffure est même recommandé pour dédramatiser la situation.

Quelles sont les pistes de traitement actuelles ?

Différents lasers (308 nm Excimer et CO2 fractionné) ont été testés dans le cadre de la pelade, avec des résultats plutôt convaincants. Même chose pour les thérapies locales de micropuncture, au roller (roulette à dents qui facilite la pénétration d’actifs) ou avec la mésothérapie (injection sous-cutanée de vitamines). Mais ces études récentes portent sur de petits effectifs et n’ont pas encore été validées à grande échelle. Pour l’instant, ces techniques ne peuvent donc être envisagées que chez des patients sévèrement atteints et prévenus de l’échec possible de ces nouveaux traitements. À condition aussi d’en avoir les moyens, car elles sont coûteuses (entre 150 et 300 € la séance) et non remboursées. •

Des solutions quand les cheveux ne repoussent pas

  • Les poudres de cheveux (Hair 30, Franck Provost) à base de fibres de kératine de différentes couleurs peuvent avantageusement camoufler les plaques. Elles s’éliminent au shampooing.
  • Une prothèse capillaire (perruque) peut être prescrite par le médecin (prise en charge possible).
  • La dermopigmentation esthétique et médicale consiste à injecter des pigments, point par point, dans le derme moyen et sous anesthésie locale, sur les zones sans cheveux. Le but ? Créer l’illusion d’une densité capillaire et cacher les plaques. Elle est effectuée de préférence en cabinet médical par un praticien expérimenté.
  • La méthode Dermofusion vise à implanter les cheveux du patient sur une très fine membrane fixée au cuir chevelu et changée tous les mois. Cette chevelure ajoutée est indécelable. (Elite Hair International).
  • Les greffes de cheveux peuvent être une solution adaptée aux pelades importantes. C’est une intervention médicale sous anesthésie locale qui nécessite de prélever des greffons de bonne qualité.

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