La fatigue, ça commence dans la tête

Lutter contre la fatigue

Comment lutter contre la fatigue avant qu’elle ne devienne un symptôme de dépression ? L’un des bons moyens est de se fatiguer différemment : contre la fatigue physique, rien de tel qu’une fatigue intellectuelle, et vice-versa. Le sport sécrète des endorphines et des sérotonines, deux neurotransmetteurs qui sont en chute libre quand on se sent épuisé. Et une heure de lecture éloigne la fatigue physique.

Bien entendu, la fatigue psychologique, comme tout symptôme dépressif, peut être soulagée par des antidépresseurs ou des anxiolytiques. Lorsqu’elle est chronique, elle peut également être calmée par une thérapie comportementale.

Dans un premier temps, on apprend à ne plus avoir peur de la sensation de fatigue. Puis on en analyse les significations profondes : lassitude, ennui, désintérêt, stress ? Ensuite, on travaille le ressenti : cette culpabilité à l’idée de se détendre, si bien inculquée par nos parents : « Tu es sûr que tu n’as vraiment rien à faire ? » ; nos craintes hypocondriaques : « Je suis fatigué, je dois couver un cancer » ; l’agressivité contre nous-même : « Je n’y arrive pas, je suis vraiment nul »… Après cette recherche consciente et inconsciente, on saura peut-être faire des choix, réduire nos activités superflues, nous réconcilier avec le repos. Bref, réapprendre à vivre.

Cent cinquante mille Français, dont 80 % de femmes, souffrent de SFC (syndrome de fatigue chronique). Découverte en 1988 par les Américains, et baptisée “Yuppies Syndrom”, cette maladie reste méconnue. Elle se manifeste par un épuisement “sévère et continu” qu’aucun repos ne vient apaiser, qui dure plus de six mois et conduit le malade à abandonner toutes ses activités. Les causes de ce syndrome restent totalement inconnues. Les scientifiques ont avancé l’idée d’une origine virale qui priverait le malade de phases de sommeil lent et profond, celles au cours desquelles le corps régénère son énergie.

Retour à la page précédente

commentaires

commentaires