Compréhension de la dépression, une nouvelle approche autour des gènes

La dépression serait intimement liée à nos gènes. Pour la première fois, une étude scientifique prouve le lien entre la génétique et ce trouble mental qui touche des millions de personnes dans le monde.

17 variations génétiques à l’origine de la dépression

La dépression ne serait-elle qu’une histoire de gènes ? Une vaste étude récemment publiée dans la revue Nature Genetics tend à le prouver. Des chercheurs américains viennent en effet de prouver que cette maladie serait influencée par 17 variations génétiques mises en lumière par la plus grande enquête jamais menée sur le sujet.

Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont étudié les cas de 121 000 personnes diagnostiquées comme dépressives et 338 000 sujets sains. Grâce aux données provenant de tests ADN vendus directement aux particuliers par la société 23andMe, les chercheurs ont pu comparer des données génétiques inédites et identifier « les premières associations génétiques significatives avec le risque de trouble dépressif majeur (TDM) chez les individus d’origine européenne », note la revue.

Les scientifiques espèrent de nouvelles stratégies de traitement

« L’identification des gènes qui influent sur le risque pour une maladie est une première étape vers la compréhension de la biologie de la maladie elle-même », indique ainsi Roy Perlis, du Massachusetts General Hospital et coauteur de cette étude. « Nous espérons que la découverte de ces gènes va nous orienter vers de nouvelles stratégies de traitement », ajoute-t-il encore.

La dépression est considérée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme un trouble mental. 350 millions de personnes seraient concernées dans le monde par cette maladie, qui touche davantage de femmes que d’hommes et qui est aujourd’hui la première cause d’incapacité dans le monde.

commentaires

commentaires

Aidez nous à nous améliorer..

Aimez notre page Facebook Svp. Merci.