Comment gérer la jalousie entre frères et sœurs ?

Le mot fraternité n’a-t-il pas la même origine que fratrie ? L’amour fraternel entre frères et sœurs n’est-il pas dans nos sociétés le symbole de la solidarité, de la coopération et de l’entraide ? Dans la vraie vie, les choses ne sont hélas pas toujours aussi idéales, et les relations au sein de la fratrie, parfois davantage dominées par la jalousie que par la fraternité.

L’aîné est jaloux

On a beau avoir prévenu que dans neuf mois, un petit frère ou petite sœur allait venir à la maison pour y rester, qu’il allait faire un peu de bruit et mobiliser une attention jusqu’alors exclusivement réservée, l’annonce ne passe pas toujours. Et c’est normal !
Chez les jeunes enfants le sentiment de jalousie est « naturel ». On n’accepte pas facilement de ne plus être le centre du monde ; un sentiment souvent amplifié par la rivalité œdipienne née de la compétition avec le nouveau venu pour l’amour du parent de sexe opposé.

Comment l’éviter ?

Pour limiter la jalousie de l’aîné, il faut avant tout le rassurer. Répéter aussi souvent que possible que l’amour des parents pour leurs enfants n’est pas un stock fini qui doit se partager, mais au contraire une chose qui peut se reproduire à l’infini.
Attention aussi à ne pas lui confier des responsabilités disproportionnées. On ne demande pas à un enfant de 3 ou 4 ans d’être la nounou de sa petite sœur de quelques mois. A chacun à sa place et à chacun son rôle !

Inutile aussi de forcer les choses. Ce n’est pas en affirmant « tu dois aimer ta petite sœur, sinon je vais te gronder » que les choses vont s’arranger, c’est même la meilleur moyen de développer de la haine et d’accentuer plus tard les rivalités. Accepter les rivalités, ce n’est pas les provoquer.

Enfin, les comparaisons ne sont pas raison : « ta petite sœur, elle, elle est sage au moins… » ou « elle commence déjà à parler alors que toi tu as dit ton premier mot beaucoup plus tard… ». Ces véritables « coups de poignard » risquent d’interdire pour longtemps toute envie de partage et de solidarité entre frère et sœur.

Source : sante-medecine.journaldesfemmes.com/

commentaires

commentaires