Comment continuer à croire en demain ?

Il faut à tout prix lutter contre le désespoir. Et continuer aussi à croire en demain.

Personne ne sera passé à côté des événements qui ont touché la France ce vendredi 13 novembre 2015. Tragédie, barbarie, tuerie, catastrophe, crime contre l’humanité, peur, tristesse, colère, haine, incompréhension. Mais aussi solidarité, compassion, bienveillance, amour, connexion.

Les émotions se sont bousculées depuis ce jour noir. Indignation, effroi et crainte ont probablement largement pris la place de l’amour, de l’espoir et de la foi. Et c’est bien normal… Difficile de ne pas être effrayé au moins une minute face à ces images. C’est vrai qu’avoir peur au point de ne plus sortir de chez soi serait une façon de laisser gagner ces tentatives de paralysie et de division. Mais avoir peur est aussi normal, c’est un réflexe instinctif face au danger. N’ayez pas peur d’avoir peur, sinon c’est la spirale infernale. Ayez peur un moment. Mais pensez aussi à tout ce que vous pouvez faire pour illuminer l’humanité.

Aujourd’hui, nous avons, plus que jamais, un choix à faire ! Et plusieurs décisions à prendre.

« Sois le changement que tu veux voir dans le monde », disait Gandhi

Première décision : Incarnons le monde dans lequel nous voulons vivre. Si vous rêvez de paix, d’amour, de bienveillance, incarnez ces valeurs. Choisissez de véhiculer des messages sereins qui encouragent le respect, la liberté, la solidarité, la joie et toutes les valeurs qui sont importantes pour vous. Devenez le canal de tout ce que voulez trouver ici-bas et du monde que vous voulez laisser à vos enfants. Il est tentant de se réfugier derrière la croyance que nous ne pouvons rien y faire. Mais SI, nous pouvons y faire… En choisissant la paix plutôt que la guerre, l’amour plutôt que la haine, la lumière plutôt que l’obscurité, la joie plutôt que la colère, le pardon plutôt que la vengeance. Justice doit être rendue. Mais cela n’empêche pas d’envoyer la lumière et l’amour que nous voulons vivre et ressentir.

« Le ressentiment, c’est comme boire du poison et espérer que cela tuera vos ennemis », disait Nelson Mandela

Notre premier réflexe est de juger les auteurs de ces actes. La justice doit les condamner, c’est sûr. Mais comment peut-on leur reprocher leurs actes, leur haine, leur envie de nous nuire en ayant du ressentiment à leur égard ? Je veux dire par là qu’il y a bien d’autres façons, plus productives et apaisantes de dépenser notre énergie. Ne cultivons pas le ressentiment, cultivons l’amour de nos proches, de nous-mêmes et des petits bonheurs du quotidien. Soyons ouverts, respectueux et osons nous remettre en question afin de mesurer chaque jour notre impact sur le monde. Prenons soin de nous, de nos proches et de la vie. Chérissons chaque moment passé à s’aimer et à partager ces morceaux de bonheur, qui mis les uns derrière les autres, peuvent bien faire une vie.

« La saveur d’une vie dépend de ce à quoi nous accordons notre attention », dit une certaine Julie Arcoulin

Nous AVONS le CHOIX ! Le choix de porter notre attention sur ce qui est beau et bon, sur l’essence dont l’humanité se nourrit. Nous DEVONS choisir de voir le beau plutôt que le mal, de répandre la lumière plutôt l’obscurité. C’est la seule façon de garder espoir et de faire du monde de demain un monde que nous avons envie et que nous sommes fiers de laisser derrière nous. Quels adultes serions nous si nous répandions la haine, l’agressivité, la colère et le ressentiment ?

Pour ne pas laisser l’obscurité et l’atrocité gagner

– Pleurons les victimes et leurs familles, mais célébrons-les, ainsi que nous-même et nos proches. Et rions… Sourions…

– Recueillons-nous, mais réjouissons-nous pour tout ce que la vie, le monde et l’humanité ont de beau.

– Informons-nous, mais ne nous embourbons pas dans la peur.

– Soyons conscients de la direction que prend le monde, mais choisissons la direction opposée et mettons-y toute notre volonté de changement.

– Faisons circuler les images, mais faisons circuler l’amour et la lumière encore davantage. Soyons présents dans nos pensées aux français écorchés, mais soyons présents pour nos proches aimés et aimants.

– Soyons bouleversés, mais soyons reconnaissants d’exister.

– Soyons effrayés, mais ne cultivons pas la peur.

– Soyons inquiets aujourd’hui, mais confiants demain.

– Soyons paralysés par le choc, mais mettons-nous en mouvement pour répandre, chacun à sa façon, l’amour et la lumière.

– Soyons l’incarnation du monde dans lequel nous voudrions vivre.

– Faites les choses qui vous font du bien en ces jours sombres, ça fera du bien au monde.

– Ce sont des choix que nous devons tous faire aujourd’hui pour avoir confiance en demain…

– N’oublions pas que dans une partie du monde les esprits sont conditionnés, limités par des manques de moyens ou par des hommes de pouvoir qui n’ont pas encore compris que l’ouverture, l’éducation et la liberté d’expression sont des promesses de liberté et d’évolution. Ou qui l’ont compris mais qui sont eux-mêmes limités par leur ignorance, leurs peurs et leur soif de pouvoir.

Les choses à faire pour croire en demain

Rions, dansons, chantons, partageons, disons à ceux qu’on aime qu’on les aime, vivons intensément, aimons passionnément, mettons des mots sur les maux, parlons, réfléchissons ensemble, disons à nos enfants : « Oui, quelques fous ont tué de manière atroce et violente. Pour des raisons et avec des méthodes qui leur semblaient justes. Mais regarde, il y a aussi toutes ces personnes qui défendent leurs valeurs de manière pacifique… Avec grâce et bienveillance. Qui s’opposent et soutiennent la liberté simplement au nom de l’humanité. », savourons la vie et ce qu’elle nous offre, ayons la foi, soyons optimistes, sourions, osons faire briller notre lumière, évitons les amalgames, aiguisons nos esprits critiques, soyons solidaires. Mais, surtout, soyons reconnaissants, émerveillons-nous de toute cette solidarité déployée, revêtons les couleurs de l’espoir et de l’amour et autorisons-nous à vivre pleinement. Ce sont les plus beaux cadeaux que nous pouvons nous faire, faire à nos proches et à l’humanité.

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