Avoir un père âgé augmente le risque de troubles psychiatriques !!!

Boy and grandfather on beach Model Release : Available Property Release : Not applicable PhotoAlto / Reporters Ref : FAI019001207

À partir de la trentaine, de nombreuses femmes sont pressées par le tic-tac de leur horloge biologique. Les hommes, au contraire, ne connaissent pas ce problème et peuvent procréer jusqu’à un âge avancé. Mais cette différence entre les deux sexes n’est pas sans conséquence. Selon une nouvelle étude américano-suédoise*, les enfants dont les pères sont âgés auraient plus de risques de souffrir de troubles psychiatriques et de problèmes d’apprentissage. Ces résultats étonnants proviennent de l’analyse des données médicales de tous les Suédois nés entre 1973 et 2001.

Les chercheurs ont mis en évidence un lien étroit entre l’âge avancé du papa à la naissance des enfants et une kyrielle de pathologies psychiatriques dont l’autisme, le déficit d’attention, le trouble bipolaire, la schizophrénie, des tentatives de suicide et des problèmes de drogues ainsi que d’échec scolaire et des résultats faibles aux tests de quotient intellectuel.

Par exemple, la progéniture d’un homme de 45 ans a 3,5 fois plus de risque de souffrir d’autisme et 13 fois plus de probabilité d’avoir des troubles de l’attention qu’un bébé dont le géniteur a 24 ans. Le risque d’être bipolaire est aussi 25 fois plus grand tandis que la probabilité d’avoir un comportement suicidaire et des problèmes de drogue est 2,5 fois plus élevée.

Les scientifiques ont aussi pris en compte le niveau de formation des parents et leurs revenus. Ces critères peuvent contrebalancer les effets négatifs d’une paternité tardive sur le développement de l’enfant.

« Bien que les résultats de cette étude ne signifient pas que tous les enfants nés d’un père plus âgé auront ces problèmes, ils s’ajoutent à un nombre croissant de recherches indiquant qu’une paternité à un âge plus avancé accroît le risque de troubles graves pour les enfants », conclut Brian D’Onofrio, professeur adjoint de psychologie à l’Université d’Indiana, principal auteur.

* Cette étude est parue dans le Journal of the American Medical Association Psychiatry.

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Alain :