5 méthodes éprouvées pour cesser de fumer.

Ces stratégies pour cesser de fumer peuvent multiplier par deux ou trois vos chances de réussite.

Les bienfaits immédiats de l’arrêt du tabac

L’arrêt du tabac aura un impact immédiatement bénéfique sur votre santé. En huit heures, votre taux sanguin de monoxyde de carbone toxique revient à la normale. En un jour, votre risque de crise cardiaque commence à diminuer. Durant votre première année sans tabac, votre circulation s’améliorera, vos sens du goût et de l’odorat seront plus aigus, vous aurez moins d’infections pulmonaires et de congestion des sinus, et tousserez moins. Au bout d’un an, votre risque de souffrir de cardiopathie diminuera de moitié. Les bienfaits s’additionnent ainsi chaque année; au bout de quatre ans, votre risque de faire une crise cardiaque sera le même que celui d’une personne qui n’a jamais fumé. Au bout de dix ans, votre risque de souffrir d’un cancer du poumon sera presque le même que celui d’un non-fumeur, tandis que celui de souffrir d’un cancer de la bouche, de la gorge, de l’œsophage, de la vessie et du rein diminue sensiblement. Pour vous aider à cesser de fumer pour de bon, essayez les stratégies suivantes.

Faites de l’exercice

À raison de trois séances par semaine, l’exercice pourrait être plus efficace que la thérapie comportementale. Lors d’une étude, près de 20% des sujets qui en ont fait n’avaient toujours pas recommencé à fumer au bout d’un an, comparativement à 11% de ceux du groupe qui suivaient la thérapie; de plus, ils ont pris moins de poids. Bien entendu, exercice et thérapie conjugués sont encore plus efficaces.

Trouvez de l’aide avant d’écraser

Une fois que vous avez écrasé, la rechute peut se produire rapidement. La moitié des gens allument une cigarette dans les deux premiers jours et au bout d’une semaine, les deux-tiers ont recommencé à fumer. Il est parfois crucial de compter sur de l’aide au moment opportun, chose facile à obtenir. Avant d’écraser pour de bon, prenez rendez-vous avec votre médecin, un thérapeute du comportement ou un groupe de soutien à la désaccoutumance du tabac pour votre première semaine sans tabac. Ou encore, préparez-vous à faire appel à un service d’assistance téléphonique destiné à ceux qui veulent renoncer à fumer. Toutes ces ressources peuvent offrir une aide sur mesure permettant de faire face à des défis particuliers: par exemple que faire si vous étiez du genre à fumer après le souper (prévoyez une activité pour ce moment-là – passez la tondeuse ou faites une marche avec une amie) ou quand des difficultés se présentaient. Lors d’une étude menée aux États-Unis, on a observé que 43% des gens qui avaient recours à un service d’assistance téléphonique ne fumaient toujours pas au bout de cinq mois, comparativement à 5% de ceux qui n’y faisaient pas appel. Pour trouver un service d’assistance au Canada, visitez http://www.canadiensensante.gc.ca/health-sante/tobacco-tabac/quit-arretez-fra.php

Considérez la possibilité de suivre une thérapie comportementale ou de vous joindre à un groupe de soutien

Des chercheurs de l’université Oxford (R.-U.) ont analysé les résultats de 55 études portant sur la désaccoutumance du tabac et ont découvert que les gens qui suivaient une thérapie ou se joignaient à un groupe multipliaient par deux leur chance de réussir, comparativement à ceux qui cherchaient à arrêter de fumer par eux-mêmes.

Assurez-vous que votre dose de médicament de remplacement de la nicotine est adéquate

Gomme à mâcher, timbre, pastille, vaporisateur et inhalateur à base de nicotine peuvent tous être utiles. Ils libèrent la nicotine très lentement dans le sang, soulageant les symptômes de sevrage sans fournir les autres substances toxiques présentes dans la fumée de cigarette.

Selon les résultats d’études, le timbre accroît de 7% le taux de réussite, la gomme à mâcher, de 8% et le vaporisateur nasal, de 12 à 16%. Veillez toutefois à prendre des doses suffisantes. Ainsi, si vous fumiez plus de 10 cigarettes par jour, optez pour un timbre à dose élevée (habituellement de 21 mg). Si vous aviez l’habitude de fumer une demi-heure ou moins après votre lever, débutez la journée avec une pastille dosée à 4 mg plutôt qu’à 2.

Selon les experts, si vous éprouvez toujours un besoin incontrôlable de fumer, vous augmenterez vos chances de réussite en conjuguant timbre et produit à action rapide, tel que gomme, pastille, vaporisateur ou inhalate

Certains médicaments peuvent vous aider

Il existe deux médicaments d’ordonnance pour vous aider à arrêter de fumer: le bupropion (Zyban) et la varénicline (Champix). Ils n’entraînent pas de dépendance et, bien que les médecins n’arrivent pas à en expliquer le mécanisme, agissent en atténuant le besoin maladif de tabac, augmentant ainsi vos chances de réussite. On doit prendre la varénicline durant au moins 12 semaines; la nausée est son effet indésirable le plus répandu (les femmes enceintes ne peuvent la prendre, mais peuvent par contre se tourner vers les médicaments de remplacement de la nicotine). Quant au bupropion, il faut le prendre durant au moins sept semaines; le mal de tête en est l’effet indésirable le plus répandu. Il est déconseillé à toute personne ayant fait une crise épileptique ou qui est à risque d’en faire. Avant de vous prescrire l’un ou l’autre de ces médicaments, votre médecin demandera à connaître vos antécédents médicaux et la liste des médicaments que vous prenez régulièrement.

 

commentaires

commentaires